L’ARCEP dresse un bilan annuel peu flatteur pour le déploiement de la fibre optique

Le très haut débit fixe bénéfice dorénavant lui aussi d’un tableau de bord pour suivre l’état de déploiement de la fibre sur le territoire. Mis en place par l’autorité de régulation des télécoms (ARCEP) il permet aussi d’analyser l’utilisation des offres de gros de génie civil de France Télécom et la mutualisation des réseaux par les opérateurs.

Ce tableau de bord concerne les offres très haut débit en fibre optique jusqu’aux abonnés et celles avec terminaison en câble coaxial bien que ces deux technologies fournissent des performances différentes en termes de débits.

Dans ce premier rapport on apprend que depuis deux ans, les principaux opérateurs se sont essentiellement investit dans le déploiement sur la partie horizontale située sur le domaine public dans une cinquantaine de villes ou d’agglomérations.

Cette phase que l’on peut qualifier de « pré-déploiement » a notement permis à Orange de prendre position en région parisienne et dans une dizaine de villes en province. Numéricâble pour sa part s’est concentré sur le remplacement par de la fibre optique d’une partie de ses câbles coaxiaux situés sur la partie horizontale dans une cinquantaine d’agglomérations. De leur coté, SFR et Free se sont attachés à être présents dans les zones où les réseaux d’Orange et Numéricable se recoupent.

Avec ce maillage 4,5 millions de foyers sont désormais situés à proximité d’un réseau en fibre optique. Ce nombre devrait croître significativement grâce à l’offre de référence d’accès à ses infrastructures de génie civil proposée par France Telecom à la demande de l’ARCEP. Ceci facilitera le déploiement de fibre optique le long du réseau d’assainissement. Fin septembre 2009 les opérateurs alternatifs y avaient déjà tiré 700 km de câbles de fibre optique contre 300 km en décembre 2008.

Pour ce qui est du déploiement vertical, 36 000 immeubles sont désormais équipés en fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH). Ainsi 740 000 foyers sont raccordés au réseau d’au moins un opérateur soit une progression de 14% sur le dernier trimestre.
Notons également que seulement une centaine d’immeubles hébergeant 5000 foyers sont raccordés par au moins deux opérateurs.

Il faut aussi relever que fin septembre 2009, toutes options d’architectures confondues, à peine 255 000 français étaient abonnés à une offre de très haut débit soit à peine plus de 100 000 nouveaux abonnés en 9 mois alors qu’il faudrait en recruter autant chaque mois pour atteindre le très ambitieux objectif que s’est fixé le gouvernement d’« au moins 4 millions d’abonnés au très haut débit d’ici à 2012 ».

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